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Physiologie du jeûne

La physiologie du jeûne

En l’absence d’apport de nourriture extérieure notre métabolisme enclenche un programme d’alimentation intérieure. Il utilise la réserve hépatique de glucose puis les graisses.
L’appareil digestif est mis au repos. La chaleur produite par le travail digestif diminue, le jeûneur est donc plus sensible au froid.
Les réserves de protéines mobilisables sont utilisées pour le renouvellement cellulaire.

Le pilotage automatique s’enclenche alors et la faim disparait :

  • Au début du jeûne, c’est le système nerveux sympathique qui domine, avec l’adrénaline, lorsque le taux de sucre dans le sang baisse.
    Le sympathique réduit l’activité du tube digestif et le coeur renforce ses battements. La production de cortisone avec ses effets anti-inflammatoire est également stimulée dans cette phase.
    Cette phase d’excitation sympathique peut durer de un à plusieurs jours selon l’état de stress de la personne et de son attitude intérieure.
  • Vient ensuite la phase du système nerveux parasympathique, le métabolisme entre dans une phase plus calme. La pression sanguine s’abaisse, le pouls ralentit.

Le glucose sanguin se maintient au niveau inférieur de la norme.

Tant que le jeûneur évite stress et accélération intempestive et adopte un rythme plus lent et conscient, son niveau énergétique est bon.

Le jeûne ne représente pas un état de manque de nourriture mais une conversion à l’alimentation de réserve.
Nos cellules disposent sans arrêt du combustible nécessaire.

Pour la plupart des personnes, les vitamines de réserves sont suffisantes pour jeûner plusieurs semaines.

Lors de la reprise alimentaire :

  • Toutes les structures protéiques vitales sont reconstruites un peu comme un « bourgeonnage” de printemps.
  • Les cellules de la muqueuse intestinale sont « autodigérées » pour être resynthétisées presque instantanément.